• Chapitre 1

    Chapitre 1


    Comme toujours, on marchait toutes les deux, Élisa et moi, sur la plage, le bruit des frottements des galets sous nos pas. Il était 22h, la nuit était tombée et une légère brise berçait les vagues. Les lumières des maisons commençaient à s’éteindre, et on apercevait au loin la forte lumière du phare.
    - C’est beau, ai-je dit, mon regard s’étendant à l’horizon.
    On voyait à peine la différence entre le ciel et la mer, chaque lumière se reflétant dans l'eau.
    Élisa m’a regardé, elle était plus grande que moi et devait baisser la tête, ce qui faisait tomber ses boucles brunes en avant. Comme elle était belle. Au début, ses yeux bleus clairs qui donnaient l'impression de refléter le ciel me paraissait un peu effrayant, mais maintenant, il m’était devenus rassurant. Je prenais souvent plaisir à me perdre dans ce bleu si profond, si pur. Et alors j'avais l'impression de voir un lac s'étendant toujours plus loin, et toujours plus haut, jusqu'à toucher l'horizon.
    Élisa est devenue comme une grande sœur pour moi, une grande sœur qui me comprenait mieux que quiconque.
    - Que voit tu, m’a-t-elle demandée.
    Elle attendait quelque chose de moi je le savait.Malgré sa voix sereine, Élisa était quelqu’un qui laissait ses émotions paraître dans ses yeux, pour tout ceux en qui elle avait confiance. J'ai fermé les yeux, et j'ai écouté le son de cette mer agitée, et pourtant, presque trop calme a mon gout, qui renfermer tant de vie, tant de surprise.
    - Je vois comme une part de ténèbres, ai-je dit.Et le reflet des lumières donnent comme de l’espoir.Un espoir qui jamais ne cessera d’exister, tant que dans le monde il y aura des gens qui s’aiment.
    Elle s'est rapprochée de moi, et je sentis sa douce et chaude odeur m'envelopper, ses cheveux m’effleurer le visage. Elle a doucement posé la main sur mon épaule, s'est tourné vers moi et a caressé mes cheveux châtain, un léger sourire fier aux lèvres. Puis elle s'est de nouveau tourner sa tête vers la mer et a murmuré :
    - Ça, c’est beau.
    J’ai acquiescé, et j’ai de nouveau tenté d’obtenir une réponse à la question que je lui posait si souvent :
    - Comment as tu su, le premier jour, que ma mère était morte ? Et comment étais-tu au courant pour cette chanson ?
    Comme toujours, pour toute réponse, elle a doucement secoué la tête sans rien dire. Élisa parlait souvent très mystérieusement, mais ainsi, j’apprenais toujours de nouvelles choses sur elle. Même si, à des questions comme celle ci, j'aimerais qu’Élisa réponde.
    - As-tu écris une nouvelle chanson ?  lui ai-je demandé.
    Eh oui ! Élisa était une grande musicienne et compositrice, j’adorais l’écouter s’entraîner à la guitare, ses fins doigts pinçant la corde, ses lèvres fredonnant avec tant douceur des airs plus beau les uns que les autres.
    - Non, je n’ai pas d’inspiration en se moment, m’a-t-elle dit.
    De l'inspiration ? Cet endroit d'où Élisa sort toute ses bonnes idées ses belles paroles ?
    - Est ce que c'est difficile d'avoir de l'inspiration ? ai-je demandé à nouveau même si je connaissais déjà la réponse.
    Elle fit mine de réfléchir et un long silence s'abattit sur nous, laissant place aux bruits des vagues s'écrasant sur les rochers, l'écume jaillissant de la mer si bleue. Elle tourna finalement la tête vers moi, pour répondre a ma question :
    - Cela dépend pour qui. Car l'inspiration vient du cœur.
    - Mais le cœur n'est-il pas juste une pompe qui envoie le sang dans les veines et les artères ?
    Elle m'a soudain regardé d'un air amusé, et un léger sourire apparut sur ses lèvres.
    - Mais je ne parle pas forcément de ce cœur là. Je parle de notre centre, de la personne que nous sommes, de notre esprit, de notre conscience. Ce cœur là sait autant ressentir que réfléchir, imaginer que comprendre. Mais c'est surtout la source de nos sentiments.
    J'ai hocher la tête pensant à ce que Élisa venait de me dire.
    Même si je ne l'avait jamais vu de mes propres yeux, certains de la famille d’Élisa racontaient qu'elle était armée d'un grand courage, et que dans cette partie cacher de la jeune fille se trouvait une vrai guerrière pleine d'ambition.
    - Bon allez, lança-t-elle. Rentrons. Tu vas au collège demain je te rappelle.
    Je suis en troisième. J'ai eut deux petite semaine de vacances, mais c'est déjà terminé !
    J'ai eut 14 ans la semaine dernière. Et oui,je suis née en fin d'année ! Ce qui est un peu énervant d'ailleurs. Je reçois tous les cadeaux en même temps avec Noël.

    Le bon côté,c'est que j'étais dans la même classe qu'Hugo.
    Hugo, c'est mon meilleur ami. Un de mes seuls amis d'ailleurs. Avant ,en primaire, j'avais plein d'amis, toute ma classe était soudée comme les cinq doigts de la main. On était différent mais on partageait tant de choses que ça faisait de nous comme des frères. Mais on a du se quitter, et on s'est lentement séparés, et on a perdu contact. C'est la sixième qui nous a séparés, et depuis je haïs se mot : la sixième.
    Jusque là, avec Hugo, on a jamais été dans la même classe, on se parlait juste à la sortie et on se voyait parfois le weekend avec des amis à lui ou Wendy, une amie que je ne vois pas très souvent car elle habite a 08h d'ici.



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    Jeudi 7 Septembre 2017 à 18:45

    J'aime bien le faite qu'elle soit vraiment jeune, parce que certaine personne peuvent peu se retrouver dans son personnage ^^

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    Jeudi 7 Septembre 2017 à 18:48

    Oui.En faite je crois bien que la jeune fille qui parle c'est moi,et Elisa bah...C'est celle que je voudrais etre

    3
    Dimanche 24 Septembre 2017 à 11:47

    Pfiou ! C'est bon j'ai corrigé.

    4
    Dimanche 24 Septembre 2017 à 11:49

    Merci!dsl je sais je fais beaucoup de faute!Si tu veux pas c'est pas grave tu sais.

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